Comment les maladies nous donnent des sentiments négatifs

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imageUne étude de l’American Journal of Psychiatry avait déjà mentionné en 2000 le fait que, en cas d’infection grave ou de cancer, les cytokines produites pour lutter contre la maladie peuvent influencer le cerveau en déclenchant des dépressions majeures, de la schizophrénie et la maladie d’Alzheimer [1].

On sait également – et c’est beaucoup plus classique – qu’éprouver des sentiments négatifs déclenche de la sécrétion d’adrénaline et de cortisol (hormone du stress).

Or l’adrénaline augmente la pression artérielle et le flux sanguin, ce qui endommage la paroi interne des artères. Ainsi que nous l’avons vu hier, ces petits trous sont alors bouchés par du cholestérol, et des plaques d’athéromes commencent à se former, augmentant le risque d’infarctus et d’AVC.

D’autre part, le cortisol, qui est très anti-inflammatoire, provoque une atrophie des organes lymphoïdes, c’est-à-dire qui produisent des globules blancs. Si le stress est durable, les cellules immunitaires deviennent insensibles au cortisol et, lorsque le processus de fabrication du cortisol s’épuise et que le taux diminue, se produit un emballement des réactions immunitaires.

C’est alors un facteur déclenchant, ou tout au moins aggravant, de maladies dites « auto-immunes » [5]. Les réactions inflammatoires peuvent aussi être responsables de maladies du foie, des intestins, et des articulations (hépatite, maladie de Crohn, rectocolite ulcéro-hémorragique, maladies rhumastimales invalidantes [6].

Heureusement, si les émotions négatives sont dévastatrices, les émotions positives, elles, sont extrêmement bénéfiques.

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