La ferme où des animaux sont les médecins

Paline Big

Zufriedene FreundeC’est l’histoire de Samuel Ross et de sa femme Myra qui, depuis 60 ans, recueillent dans leur ferme de Green Chimneys, à une centaine de kilomètres de New-York des jeunes qui ont tous été sévèrement maltraités par la vie. Green Chimneys est peuplée de 300 animaux sauvages et domestiques : cela va du hamster au chameau, en passant par les chèvres ou les poneys. La ferme accueille une centaine de jeunes, âgés de 6 à 21 ans, tous souffrant de graves troubles émotionnels consécutifs à des maltraitances physiques ou mentales souvent infligés par leurs parents ou leurs proches.

Thérapie assistée par l’animal

Exactement Marion, chaque nouvel arrivant dans ce centre pionnier de thérapie choisit l’animal qui va l’accompagner, lui donner enfin l’occasion d’aimer et d’être aimé ce qui va l’aider ainsi à se réconcilier lui-même avec la société. On sait maintenant qu’apprendre à prendre soin d’un animal responsabilise l’enfant et l’encourage à développer une conscience sociale sévèrement malmenée par le passé. Une curiosité naturelle pousse les enfants à s’intéresser spontanément aux animaux.

visite_ferme-des-enfants_06_gdLe  jeu, un terrain privilégié de communication

Enfants et animaux partagent énormément de choses, comme le jeu par exemple qui est aussi un excellent moyen de libérer des tensions; et puis les enfants et les adolescents, en particulier ceux des villes, vivent de plus en plus coupés de la nature. Découvrir les animaux et comprendre qui ils sont, contribue à développer une curiosité de la vie; enfin, il ne faut pas mésestimer la dimension affective de la relation à l’animal: faire confiance à l’autre est une sensation oubliée par ces enfants. Lorsqu’ils la retrouvent, grâce au lien très fort créé avec l’animal, le processus de reconstruction peut alors commencer !

Yolain-de-la-Bigne-930x620La chronique « Environnement » de Yolaine de la Bigne sur ce sujet a été diffusée ce vendredi 4 octobre 2013 sur Europe 1. Retrouvez chaque jour sur Néoplanète ses chroniques « Bonne Nouvelle » et « Environnement », enrichies de photos, de vidéos et de liens Internet.

Version écrite de la chronique, collaboration: Nathalie Cayzac

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Il y a seulement vingt-cinq ans que les premières preuves d’un comportement d’automédication chez un animal ont été apportées, d’abord chez le chimpanzé. Sur la base des recherches pionnières menées par le scientifique américain Michael Huffman, qui nous sert de guide tout au long du film, une nouvelle science a été fondée : la zoopharmacognosie, ou l’étude de la pharmacopée animale.

science-animaux-plantes-20110208130157-5519-galleryAu carrefour de l’éthologie, de la médecine et de l’anthropologie, l’étude du comportement des « animaux-médecins » nous fait nous pencher sur la genèse de l’intelligence et de la culture. Où commence l’humanité, où finit l’animalité ? Elle donne de précieux éléments sur la nature possible de l’automédication chez les premiers hominidés, et sur l’évolution des comportements thérapeutiques jusqu’à notre médecine moderne.

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