Frédéric LECLOUX – l’Usure du monde

Frédéric LECLOUX LUsure Du Monde


Préfacé par Éliane Bouvier, ce (gros) livre propose un itinéraire personnel, celui de l’auteur, accompagné de sa femme et de leur jeune enfant, sur les routes fréquentées jadis par Nicolas Bouvier. L’Usure du monde, ainsi nommé en hommage à Nicolas Bouvier, alterne photographies et récit de voyage, et conduit le lecteur dans un glissement poétique à travers les pays de l’ex Yougoslavie, la Turquie, l’Iran, le Pakistan et l’Afghanistan. Le Bec en l’air 2008. Voir aussi le site consacré au livre; et le site du photographe
«L’Usure du monde: pour raconter l’émotion qu’avait suscité la lecture de l’Usage du monde, et se débarrasser du poids et de l’emprise de ce livre.»

 

«Moi je n’y suis pour rien, si ce n’est que la porte de notre maison a toujours été ouverte, et qu’elle le reste… Frédéric fait partie de ceux que je nomme «les enfants de Nicolas», et il y en a beaucoup, et je les aime comme Nicolas l’aurait fait.» Éliane Bouvier. Préface.
«Plus le temps de pose est long et plus il y a de matière et d’informations qui rentrent dans la photo.»

 

«Il n’y a pas de place pour la lenteur aujourd’hui.»

 

En novembre 2004, Frédéric Lecloux quitte Genève pour refaire le périple parcouru par Nicolas Bouvier, au volant d’une Fiat. Son voyage durera plus d’un an. Il en résulte un album de voyage exceptionnel: L’usure du monde.

 

Frédéric Lecloux est écrivain, voyageur et photographe. Né en 1972 à Bruxelles, il vit aujourd’hui dans la Drôme. Il a publié Au coeur de l’Himalaya (1998) et Katmandou 2058 (2003) à La Renaissance du Livre, et Lentement vers l’Asie chez Glénat (2006). Ses photographies, distribuées par l’agence Vu, sont régulièrement exposées en France et à l’étranger.
Préfacé par Éliane Bouvier, ce (gros) livre propose un itinéraire personnel, celui de l’auteur, accompagné de sa femme et de leur jeune enfant, sur les routes fréquentées jadis par Nicolas Bouvier. L’Usure du monde, ainsi nommé en hommage à Nicolas Bouvier, alterne photographies et récit de voyage, et conduit le lecteur dans un glissement poétique à travers les pays de l’ex Yougoslavie, la Turquie, l’Iran, le Pakistan et l’Afghanistan. Le Bec en l’air 2008. Voir aussi le site consacré au livre; et le site du photographe
«L’Usure du monde: pour raconter l’émotion qu’avait suscité la lecture de l’Usage du monde, et se débarrasser du poids et de l’emprise de ce livre.»
«Moi je n’y suis pour rien, si ce n’est que la porte de notre maison a toujours été ouverte, et qu’elle le reste… Frédéric fait partie de ceux que je nomme «les enfants de Nicolas», et il y en a beaucoup, et je les aime comme Nicolas l’aurait fait.» Éliane Bouvier. Préface.
«Plus le temps de pose est long et plus il y a de matière et d’informations qui rentrent dans la photo.»

 

«Il n’y a pas de place pour la lenteur aujourd’hui.»

 

En 1998 Frédéric Lecloux lit l’Usage du mode, de Nicolas Bouvier, et il est frappé par la puissance poétique qui se dégage de ce récit. Tellement frappé qu’il avoue qu’il ne lira plus rien pendant un an! Comment faire? Refaire le voyage?

 

Ce voyage ne pouvait être entrepris qu’une fois les conditions matérielles réunies, et avec la caution morale d’Éliane Bouvier. Le départ eut finalement lieu depuis Coligny, tout un symbole. Mais pourquoi refaire cette route?

 

«Aller en Inde était une très ancienne envie», comme cette envie qui a poussé Kenneth White sur la route bleue du Labrador. D’autre part, dit l’auteur, il n’y avait pas de volonté de refaire le voyage de Nicolas Bouvier, ni d’aller exactement sur ses traces. Mais de s’en approcher, de voir, de ressentir. De se libérer. Bien sûr les traces de Bouvier ont parfois rejoint les voyageurs. Les photos sont là pour le prouver.

 

Lecloux est un photographe plutôt qu’un écrivain. «La photographie est un moyen de raconter des histoires qui m’encombrent l’esprit.» Frédéric fait des reportages sur le Népal, ce qui lui permet de trouver sa voie, son langage, que l’on peut résumer ainsi: des portraits frontaux de personnes dans leur cadre de vie, des objets du quotidien et leur puissance symbolique, les paysages et leur poésie.

 

Extrait « Et vous, atterré par ces empilements de contraires où même le Rien devient musique, vous ne trouvez plus la sortie. Plutôt, vous percevez si violemment la catastrophe centrale que cela a dû représenter pour Nicolas Bouvier d’avoir figé cette route, au prix d’un affolant labeur, dans une telle parcimonie de mots si faits les uns pour les autres, qu’il vous est devenu intolérable de n’être pas lui, au temps et au lieu qu’il dit. »

 

Le résultat de ce passé de photographe et de la lecture de l’Usage du monde est ce superbe livre, qui pèse un certain poids, mais qui les vaut!

 

Il s’agit d’un reportage photographique illustré de courts textes sur les notions essentielles du voyage, de l’ailleurs, de la rencontre, de l’image que l’on donne et de celles que l’on reçoit. La «poésie du monde» de Nicolas Bouvier, selon Frédéric Lecloux. Une façon lente de voyager, le goût pour l’autre et l’ailleurs, se débarrasser de son moi pour mieux recevoir ce que l’autre peut donner. Chaque photo représente plusieurs jours de voyage et raconte une histoire à elle toute seule. L’ensemble de ces photos créent une oeuvre.
Extrait – «J’ai voyagé sans coller aux guêtres de Nicolas Bouvier au lieu près, au cadrage près, au mot près. Et surtout pas « sur les traces de Nicolas Bouvier », que le vent des routes a lissées depuis longtemps, mais bien au contraire en travaillant à mettre à fleur de peau l’émotion que son ouvrage m’a procuré. Un voyage pour le voyage, pour ce qu’il est, qui se suffise à lui-même. Une vraie dérive qui se donne le temps du monde des gens…» Éditions Le Bec en l’air 2008.

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