Portraits de Femmes – Anne-Erell TOR . . . Chanteuse

INTERVIEW ANNE ERELL TOR 12


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A quel âge avez-vous ressenti le besoin de chanter, jouer ou composer ?

 

Mon besoin de chanter s’est manifesté assez tôt j’avoue. En effet dès l’âge de 7 ans j’ai intégré des chorales et cela jusqu’à mes 17 ans où je chantais des pièces classiques (un très moment beau moment de quiétude et de découvertes).

J’ai toujours ressenti le besoin d’écrire (des nouvelles, des recueils de poèmes ; j’ai fait partie de quelques groupes de poésies dès l’âge de 13 ans). J’ai écrit mes premières chansons à l’âge de 14 ans  avec une amie qui  composait la mélodie au piano ; ça a été une belle première expérience.

Puis cette envie s’est manifestée de plus en plus, devant plus palpable, une véritable passion qui s’est transformée en raison de vivre. Je m’épanouis totalement dans la musique autant professionnellement et personnellement.

 

Quel a été votre parcours et quelles difficultés avez-vous rencontrées?

 

Mon parcourt professionnel débute à l’issu d’un concours de chant : Le festival Radio’Crochet en 2000, où j’arrive en finale. Après celle-ci Marc-Jésus Prêt, le créateur de ce festival m’intègre dans sa troupe de jeunes artiste (tous issu du festival radio’crochet) pendant 2 ans . Je le considère comme mon mentor dans le monde du spectacle car il m’a appris toutes les bases du métier.

Puis à l’âge de 19 ans, je passe ma 1ère audition pour intégrer « 4e Avenue », l’orchestre d’André Salvy. Là je deviens chanteuse lead. Pour moi la meilleure école dans ce métier reste l’orchestre de bal. On y apprend la motivation et l’endurance (4 heures de présence sur scène), le travail de choriste, la capacité de chanter tout  style de musique ; faire passer toute l’émotion de la chanson pendant 4 heures au public venant pour se divertir.

En 2004, j’intègre l’orchestre « Eden », j’exerce encore dans cet orchestre aujourd’hui. Aline Valade, la mandataire, m’y a appris le cabaret, le music Hall, le travail de clown, l’animation d’après-midi pour les enfants. J’approfondis mon travail de choriste car nous sommes plus nombreux à chanter, tout en étant chanteuse lead. Les difficultés rencontrées sont la fréquence des concerts en saison d’été et la fatigue vocale et physique cumulées.

En 2006, Marc-Jésus Prêt souhaite prendre sa retraite et il me demande d’accompagner pendant quelques années sa fille qui doit reprendre le flambeau de son père (mais qui est encore jeune). Cette aventure a été très enrichissante, me permettant d’exercer le travail de directrice artistique et administrateur de l’association CFM. Je trouve qu’il est passionnant de pouvoir connaître les deux côtés de ce métier : artiste : création, émotion, chant et le pragmatisme et la rigueur du métier d’administrateur.

Depuis 2001, j’ai crée différents groupes, « Alex et Anney », « El Trio » : groupes où nous faisons de l’animation ( programme de titres de  variétés dans différents établissements des Pyrénées Orientales ); « Summertime » : mon groupe de jazz qui évolue selon les années ; j’y rencontre des musiciens talentueux.  D’autres groupes sont en gestation pour le moment

Depuis 2007, je travaille en tant que chanteuse de studio avec Boom Boom studio (anciennement Puissance Production). John Lacko mon producteur m’a appris une facette de ce métier qui est très « chirurgical », nous passons beaucoup de temps sur des petits détails comme l’harmonie.

Étant autodidacte, j’ai décidé d’intégrer le JAM(  école de jazz sur Montpellier) afin de me spécialiser encore plus dans la musique et le jazz, de devenir pleinement une véritable artiste et musicienne.

 


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Quelles ont été vos premières sources d’inspiration ?

La première, et celle qui a été déterminante a été la rencontre auditive avec Edith Piaf. En écoutant ses chansons, j’ai été bouleversée par sa sincérité, sa force de caractère, sa voix me fait voyager.

La musique a toujours eu une place prépondérante dans ma vie, et depuis que je suis très jeune, de ce fait ma  seconde  rencontre s’est faite par l’écoute du jazz, de la bossa qui depuis ma prime jeunesse m’a toujours accompagnée.

 

Comment conciliez-vous votre passion et votre vie de femme ?

 

Il paraît assez évident que je n’ai pas trop de compromis à faire entre ma passion et ma vie de femme, car cette passion qui est mon métier et tout à fait compatible avec ma vie. Cela me permet aussi d’aborder ma féminité de plusieurs façons en fonction  des textes (je peux jouer la sensualité, le comique, le tragique…).

 

Quels sont les éléments de vie qui ont induit votre évolution ?

 

Je crois avant tout que ce sont les rencontres que l’on fait. En l’occurrence celles avec les artistes qui ont croisés ma route et j’espère encore que beaucoup d’autres le feront !

Ces rencontres m’ont donné la possibilité d’aborder des styles musicaux ne faisant pas partis de mon univers . Cela  développe ma curiosité et me pousse ‘à laisser ma pudeur de côté ; il faut oser  se lancer  avec d’autres musiciens, pour  passer des concours. Il faut se  faire confiance au final.

 

Quelles sont actuellement vos sources d’inspiration ?

 

J’écoute toujours  plus de jazz (pour mon école et pour mon groupe de jazz), mais je suis aussi à l’écoute de la musique électro, du dub step et du blues. Ensuite je trouve intéressant d’échanger avec d’autres (artistes ou pas ) des noms de groupes et de nouvelles influences..

 

 

 

Quels ont été vos moments d’intense bonheur?

 

Je pense qu’il y en a plusieurs, tous à des niveaux d’intensité et de bonheur différents, mais deux me reviennent en mémoire ; il y a eu une une fête de village ( à Collioure exactement) avec mon orchestre « 4e avenue », où j’ai chanté devant plus de 5000 personnes, le public était déchaîné, j’ai trouvé ce sentiment très grisant.

Puis le second c’était lorsque  j’étais chanteuse, danseuse dans la troupe du « plus petit cabaret » (  époque où j’étais  directrice artistique), nous avons joué pour les 20 ans de France Bleu Roussillon au palais des expositions de Perpignan, là devant un public de plus de 6000 personnes. Le public était très réceptif et surtout j’ai fait de très belles rencontres dans les coulisses, c’était un moment très fort de partage.

 

Quelle a été, selon vous, votre plus belle réussite?

 

Ma plus belle réussite est mon groupe de jazz, qui a débuté en duo  (au début de ma carrière) et qui a connu jusqu’à la formule du quartet ( avec différents musiciens), pour moi c’est ma plus grande fierté, de jouer et chanter du jazz avec des musiciens passionnants.

 

 

 

A quels spectacles auriez-vous aimé participé? – Pourquoi?

J’aurai aimé participer à des comédies musicales. J’ai fait aussi beaucoup de théâtre. Pour moi les comédies musicales sont le regroupement de mes compétences : chant, danse et comédie et j’espère un jour intégrer une troupe.

 

 

 

 

Quel(le) est votre artiste du monde musical préféré?

 

C’est une question très compliquée, à caractère trop exclusif, donc je répondrai : Edith Piaf, Radiohead, Bjok et Noir Désir

 

 

 

 

Quels sont vos projets?

 

Ils sont nombreux ! D’abord finir mon album de compositions avec mon groupe de rock « Divine L’Oka », créer un groupe de blues, jouer dans  un film ou reprendre le théâtre.

 

 

 

 

Dans l’histoire de l’humanité, quels sont les personnages qui vous ont marquée ?

 

Là aussi c’est une question compliquée.

Je dirai Alexandre le Grand pour sa ténacité et son envergure, Camille Claudel pour son  œuvre, Simone Veil pour son engagement pour la condition de la femme, Fernand Braudel pour son approche de l’Histoire.

 

 

Selon vous, quelle est l’image de la femme en ce 21° siècle ?

 

C’est une femme libre, respectée, à l’égal de l’homme, tenant son destin entre ses mains, dont sa condition n’est ni dictée part une religion ni par une dictature masculine.

 

 

 

 

 

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