Rem Koolhaas le Jazzman visionnaire de la ville contemporaine en quelques lignes

Rem Koolhaas Le Jazzman

Résumer l’apport de Rem Koolhaas à la pensée de la ville est finalement assez simple. Visionnaire à la Steve Jobs, Rem Koolhaas fait partie de ceux qui sont capables de voir les problématiques de demain. Jalousé pour cela, Rem Koolhaas dérange un grand nombre d’architectes, surtout en France. Pays du conservatisme et des coteries multiples.

Trois ouvrages posèrent son questionnement sur la ville :

« New York delire » (1978) : Hymne à la congestion urbaine de New York comme source de vitalité et de compréhension incontournable de la ville contemporaine. Le commander chez amazon.f
« S, M, L, XL » (1995) : Bigness : Le changement d’échelle et l’agrégation en réponse à la problématique des mégalopoles en devenir.  Le commander chez amazon.fr

«  Mutations » (2000) : Hymne à Lagos comme nécessité de prendre en compte l’anarchie urbaine, et son énergie, comme composante urbaine vivante au même titre que les autres composants de la ville. Scandale à l’époque.  Le commander chez amazon.fr

En trois ouvrages, Rem Koolhaas posera, le premier, les problématiques urbaines de ce début de XXIe siècle, c’est à dire ; – l’explosion urbaine attendue des mégalopoles en Asie et en Amérique du sud. – la fin d’un certain colonialisme culturel dans un monde devenu village planétaire.*

Loin de l’immobilisme figé de la ville historique européenne, qui se contente de « se finir » avec de beaux objets ( comme par exemple l’IMA (1987), ou le musée du quai Branly (2005)), Rem Koolhaas pose les jalons de là ou il va se passer quelque chose, là ou il faudra, sans coup férir, sans filet, et sans coup d’essai « en blanc » possible, répondre d’ici quelques décennies, aux explosions urbaines à la limite de l’incontrôlable, et surtout dont la vitesse d’accélération empêchera l’utilisation des règles contextuelles traditionnelles acquises au XIX et XXe siècle..

A coté : l’agence OMA réalise une série d’immeubles, pièces uniques, souvent luxueuses, ( Bibliothèque de Seattle, Casa da musica (Porto), morceaux de bravoure ou le visiteur est assailli par l’invention permanente, à la manière d’un jazzman improvisant à chaque mesure une autre logique, dans une parfaite justesse, arrivant ainsi à créer une dynamique permanente « en tension » de l’espace. Un peu comme…  le palais Ducal de Venise en son temps. Chimie contemporaine d’une société devenue multiculturelle, sans référents culturels dominants, ou le « générique » devient le dénominateur commun. Koolhaas/OMA réussissent à synthétiser comme nuls autres la métaphore de la transformation de la ville.

J.A

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté(e) pour laisser un commentaire.