Santé : les bons plans pour se soigner moins cher

Medicaments C Frederic Maigrot Paysage360
medicaments-c-frederic-maigrot_paysage360Contrairement à ce que laissent croire beaucoup de professionnels, il est possible de bien se soigner pour moins cher. Encore faut-il connaître les bons filons…

 

La toute dernière enquête annuelle de Familles rurales le confirme : dans la santé aussi, mieux vaut comparer les tarifs avant de sortir son porte­feuille. Selon l’association, le prix des médicaments varie en effet couramment du simple au double selon les officines, et parfois même bien au-delà – c’est le cas notamment de l’Imodium (de 1,99 à 6,95 euros) et de l’Activir (de 2,65 à 9,95 euros). Et les pharmaciens ne sont pas les seuls à faire valser les étiquettes. Dentistes, opticiens, spécialistes de ville, chirurgiens et de nombreux autres professionnels de la santé ont la main plutôt lourde. Si bien que de plus en plus de Français renoncent à se faire soigner pour des raisons ­économiques. Selon l’Insee, 16% des familles sont aujourd’hui dans ce cas. Il faut dire que beaucoup de gens continuent de croire que «plus c’est cher, mieux c’est».

Or, ce n’est plus du tout exact. Depuis quelques années, l’arrivée de nouveaux acteurs a commencé de révolutionner le marché de la santé, au grand dam des professionnels habituels. Et il est désormais possible de se soigner à moindre coût, sans pour autant sacrifier la qualité. En choisissant bien son magasin ou en surfant un moment sur Internet, on peut, par exemple, trouver aujourd’hui des lunettes de marque à moitié prix (voir p. 70). De même, notre enquête le démontre, on peut facilement économiser plusieurs milliers d’euros sur sa facture dentaire en ­passant dans des centres spécialisés. Pour guider les patients dans ce ­maquis, courtiers, sites comparatifs ou plates-formes de santé se sont multipliés ces dernières années. Ce serait bête de s’en priver.

Sur internet, les lentilles sont deux fois moins chères
Economie possible : 50%par rapport au prix moyen en magasin

Les sites d’optique en ligne ont beau avoir poussé comme des champignons depuis trois ans, le marché a du mal à décoller dans l’Hexagone. «On savait que ce serait très long», admet Alain Colin, le DG de ­Sensee.com, la société créée en mars 2011 par Marc Simoncini, fondateur de Meetic, après le rachat de Lentilles.com. Le gain n’en est pas moins incontestable : en allant faire vos emplettes chez lui ou chez ses concurrents (Happyview.fr, Direct-optic.fr ou encore Easy-verres.com), vous pourrez économiser plusieurs dizaines, voire centaines d’euros. Qu’elles soient adossées à un réseau de magasins ou pas, les boutiques vir­tuel­les proposent en effet les mêmes produits, y compris les solaires de marque, avec des
rabais allant jusqu’à 50%. Certes, il n’est pas toujours facile de choisir une paire de lunettes sur la base d’un essayage virtuel – l’opération s’effectue grâce à l’envoi d’une photo. Mais pour les lentilles, cela ne pose aucun problème. «Les ­délais sont les mêmes qu’ailleurs : 48 à 72 heures pour les plus courantes, et entre une et trois semaines pour les complexes», assure Alain Colin. C’est si intéressant que, pour ce type de produits, certains opticiens indépendants commenceraient à se fournir sur Internet…

 

 

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